L’endométriose : je sais, ce n’est pas un sujet super ragoûtant, mais en tant que femme, on est bien obligé de s’informer là-dessus ! On subit nos règles tous les mois, mais si un problème survient, c’est important de savoir ce qu’il se passe. En plus, cette maladie est peu connue, avec beaucoup d’idées reçues et les symptômes ne sont pas évidents à reconnaître. Il est bon aussi de savoir vers qui se tourner, pour obtenir des conseils et informations fiables, si vous soupçonnez avoir cette maladie.

1-   L’endométriose et adénomyose c’est quoi ?

endométriose

La base : les règles comment ça fonctionne ?

Ce que l’on appelle « les règles », c’est en réalité la paroi de notre utérus, appelé endomètre (cf. « Endometrium » sur le schéma) qui s’épaissit, chaque mois, grâce aux hormones (œstrogènes) et tombe pour être évacué par le vagin (le sang).

L’Endométriose :

Pour les femmes atteintes d’endométriose, les choses se passent différemment : il y a un reflux de sang. En d’autres termes, une partie du sang repart en arrière. Certaines cellules, migrent alors dans les trompes de Fallope (cf. « Uterine tube » sur le schéma) et peuvent se disperser au niveau du péritoine (cf. « Périmetrium » sur le schéma), dans l’appareil génital, digestif et respiratoire. Les symptômes sont donc différents en fonction d’où va se déposer les cellules.

Il a été également constaté que, plus rarement, ces cellules pouvaient remonter jusqu’au cerveau. On dit alors qu’un tissu endométrial se forme causant, des lésions, des kystes et/ou des adhérences (selon les cas).

L’Adénomyose :

L’adénomyose est appelé “l’endométriose de l’utérus”. C’est-à-dire que la maladie va se développer entre l’endomètre et le myomètre (cf. « Myometrium » sur le schéma). Cette pathologie est assez fréquente mais bénigne.

2-    Diagnostic et symptômes de l’endométriose

Cette maladie est difficile à diagnostiquer car elle diffère pour chaque personne. L’endométriose peut provoquer des douleurs pendant les menstruations (dysménorrhée) ne pouvant être soignées avec du paracétamol, durant les rapports sexuels (dyspareunie), la marche, quand vous allez aux toilettes, dans la région du pelvis, bassin et bas-ventre, la région lombaire et abdominale.

Dans les cas les plus extrêmes d’intensité de douleur, vous pouvez avoir des vomissements. On constate que 70 % des femmes atteintes d’endométrioses souffrent d’inflammations chroniques invalidantes. L’endométriose provoque également des troubles digestifs, urinaires et des saignements irréguliers.

L’endométriose est une maladie complexe car spécifique à chaque femme en termes de symptômes, de leur intensité et de l’efficacité de leur traitement. Si vous avez des doutes, n’hésitez pas à contacter votre médecin et à demander à vous faire ausculter par un spécialiste de l’endométriose (les médecins et gynécologues ne sont pas tous formés à cette maladie encore récente).

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schéma utérus Endométriose

3-    Quelques idées reçues sur la maladie

  • Les douleurs: En tout premier lieu, il est nécessaire de rappeler, que les douleurs intenses, au point de se rouler en boule et pleurer toutes les larmes de son corps, ne sont pas normales. Les médecines alternatives viennent, de plus en plus, au secours des patientes souffrant ainsi. Il est recommandé également de pratiquer la cohérence cardiaque, qui permet de soulager les inflammations.
  • La stérilité: L’endométriose accroît l’infertilité mais ne rend pas stérile. Cette idée reçue provient probablement, du fait que la maladie soit constatée lors d’un bilan d’infertilité. Rassurez-vous, seules 30 à 40 % des femmes atteintes, rencontrent des problèmes pour concevoir un enfant.
  • La comorbidité : Un mot barbare mais dont il ne faut pas avoir peur, car en réalité ce terme exprime juste le fait qu’il existe un lien entre deux pathologies. Chez les femmes atteintes d’endométriose, on trouvera un certain nombre d’intolérances et d’inflammations liées à cette maladie.
  • Hystérectomie : Cette opération consistant à retirer tout ou partie de l’utérus, ne permet pas la guérison systématique. Toutefois, les lésions mettent plus de temps à revenir, à chaque fois. Elle n’est proposée qu’en cas de dernier recours, quand les atteintes sont trop grandes par exemple.
  • Les opérations : Elles sont déconseillées à moins de problèmes graves comme une obstruction. Les médecins ont découvert que les opérations abîmaient les tissus, c’est pourquoi elles ne sont plus préconisées systématiquement. En termes de chiffre, seules 15 % des femmes se font opérer aujourd’hui, c’est deux fois moins qu’avant.
    De plus, durant l’intervention, on enlève vos ovocytes (ou ovule), ce qui diminue vos chances de tomber enceinte. À la première intervention, il y a 60 % de récidive. Ensuite, plus vous subissez d’opération, plus ce pourcentage augmente. De plus, suite à une intervention, certaines choses au quotidien peuvent être vécues moins bien qu’auparavant (selon les personnes).
  • Les stades 1 à 4 : Ils n’existent plus. En effet, les médecins se sont rendu compte qu’une personne, ayant une petite zone colonisée par des lésions, adhérences ou kystes, pouvait avoir des douleurs intenses et inversement pour une autre personne. Les symptômes sont trop aléatoires selon les patientes, on ne peut donc plus les catégoriser aussi fermement.
  • La ménopause artificielle : c’est une pratique qui se fait de moins en moins. Elle ne garantit pas la guérison. Il peut y avoir récidive durant cette période.

Recommandation de l’Haute Autorité de Santé (HAS) : le traitement à base d’hormone (hormonothérapie) pourrait stopper l’évolution de la maladie. Le principe étant d’arrêter l’alimentation en œstrogène, pour limiter la colonisation des organes, prendre la pilule ou la pose du stérilet, peut aider à vivre normalement (selon les personnes).

4-    Sources d’information fiable

EndoFrance

Si vous êtes à la recherche d’informations fiables, je vous recommande de vous adresser à EndoFrance. Depuis 2001, cette association, parrainée par l’actrice Laëtitia Milot, atteinte elle-même par la maladie, lutte contre l’endométriose. Les publications sur le site sont validées par un comité constitué de médecins et spécialistes de la maladie.

Ils ont mis en place un réseau de renseignement par région grâce à des représentantes régionales. Elodie Delaune, étant la représentante de la Bourgogne. Vous pouvez contacter votre représentante facilement via le site, afin qu’elle vous informe et éventuellement vous mette en relation avec des spécialistes formés.

Vidéos sur l’endométriose

Voici la dernière interview d’Elodie Delaune, avec un dossier complet sur l’endométriose pour avoir plus d’informations. Chaque lien contenu sur la page permet d’avoir accès à un mini-dossier avec des questions fréquemment posées sur l’endométriose.

représentante EndoFrance

Elodie Delaune, réprésentante d’EndoFrance Bourgogne

 

Voici la vidéo de la conférence sur l’endométriose à laquelle j’ai assisté, avec Elodie Delaune, Fabien Moine (hygiéniste, naturopathe) et Amandine Cotteaux (naturopathe) :

 

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